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Les écrits et oraux réflexifs font leur apparition dans les référentiels des enseignants en Fédération Wallonie-Bruxelles : pour quoi faire ? comment faire ?

  • Auteurs de l'article de l'article: Soledad Ferreira Fernandez, Florence Fostier, Jonathan Rappe
  • PDF article: Caracteres_68_Art_2.pdf

Depuis l’implémentation du Pacte pour un Enseignement d’Excellence, le terme collaboration jalonne les prescriptions officielles. En effet, les équipes éducatives ont collaboré afin de créer leur propre plan de pilotage, les équipes sont également invitées à prester soixante heures de travail collaboratif par année scolaire, les élèves apprennent aussi la collaboration au travers des visées transversales (Fédération Wallonie-Bruxelles, 2019 ; 2020 ; 2022). En amont, les chercheurs ont également dû collaborer avec d’autres acteurs de l’enseignement dans le travail de création de nouveaux référentiels.  De manière plus large, nous pourrions dire que la réforme de l’enseignement en Belgique francophone s’inscrit dans une approche collaborative. Comme l’indiquent les recommandations scientifiques, les changements s’opèrent plus facilement si les acteurs sont impliqués dans leur création (Draelants, 2009 ; Dupriez, 2015 ; Lessard, et al., 2008). C’est dans cette même perspective que, depuis la mise en œuvre du Pacte en 2017, sont organisés, à l’initiative de l’Administration générale de l’Enseignement, des groupes de travail participatifs et collaboratifs. Ces groupes, appelés “groupes d’étude”, associent acteurs du terrain et chercheurs. Leur objectif est de proposer, à destination des praticiens, des pistes concrètes relativement à des thématiques constitutives du nouveau tronc commun.