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Lettrure - Politique éditoriale

LE TITRE

Cil qui sevent de letreure
devroient bien metre lor cure
es bons livres
Marie de France, Ysopet (ca. 1180)

Les clercs auront donc plus de facilité
D'être nobles, courtois et sages (...)
Que les princes et les rois,
Qui n'ont aucun savoir de lettrure;
Jean de Meun, Le Roman de la Rose (ca. 1275).
Edition Langlois, Paris, 1922.
(Vers 18635 à 18639)

In youthe a maister had this emperour
To techen him lettrure and curtesie
Chaucer, Contes de Canterbury (ca. 1380)

Dès 2002, l'ABLF a utilisé, dans le cadre des colloques internationaux qu'elle organisait, le concept de littéracie, sans trop s'arrêter aux critiques qui s'élèvent parfois contre l'importation de ce concept anglo-saxon (literacy). D'entrée de jeu, nous nous sommes toutefois demandé si nous n'aurions pas mieux fait de redonner vie au joli terme qui était utilisé dans le français du XXIIIe siècle pour désigner tous les savoirs du lettré: la lettrure (letreüre). Ainsi, quand Jean de Meun nous parle dans son Roman de la Rose de cette letreüre qui fait toute la noblesse acquise du clerc, et qui manque tant à la noblesse de sang, il parle aussi bien de lecture, d'écriture et de littérature savante, autrement dit latine. Le mot, hélas, n'a pas résisté à sa proximité avec son doublet savant, le mot "littérature", qui s'est imposé à la Renaissance avec un sens moins connoté sur le plan religieux. Il a donc disparu, malgré une peu fructueuse tentative d'importation en... anglais par Chaucer, dans ses Contes de Canterbury!

Mais comme nous ne souhaitions pas compliquer les choses en ajoutant un terme supplémentaire au champ lexical concernant la maitrise du langage écrit, nous avons adopté dans nos publications courantes le terme de littéracie, qui avait déjà bien du mal à s'imposer. Las, quand on voit que la Commission française de terminologie et de néologie a proposé en 2005 de traduire "literacy" par "littérisme", alors, on se prend à regretter d'avoir tant de scrupule! Littérisme ne fait système avec aucun autre terme, alors que lettrure est un dérivé bien formé de lettres, lettré et qu'il pourrait permettre des oppositions telles que lettré-illettré, lettrure-illettrure, illettrure venant avantageusement remplacer cet "illettrisme" qui, lui non plus, n'a aucun pendant positif.

Qu'on se rassure toutefois : pour nous, Lettrure restera avant tout un titre de revue, et nous ne demanderons à personne de l'utiliser dans ses textes, ni plus ni moins que le terme de "littéracie" que nous écrivons désormais "littératie". Loin de nous ce genre de dogmatisme.

STRUCTURE ÉDITORIALE

Lettrure publiera des articles originaux à caractère scientifique concernant le champ de l'apprentissage et de l'enseignement du langage écrit.

Ces articles seront révisés et sélectionnés par des pairs, membres du comité scientifique permanent ou consultés pour la circonstance. 

COMITÉ SCIENTIFIQUE PERMANENT

Membres au 1 janvier 2010

Nathalie Baïdak (EAEC Eurydice)
Emmanuelle Canut (Uiversité de Nancy)
Danièle Cogis (Université de Paris 3)
Chara Dafermou (Université Nationale d'Athènes)
Jacques David (IUFM de Versailles)
Godelieve Debeurme (Université de Sherbrooke)
Séverine De Croix (Haute École Léonard de Vinci)
Graziella Deleuze (Haute École de Bruxelles)
Jean-Louis Dufays (Université Catholique de Louvain)
Jean-Louis Dumortier (Université de Liège)
Natacha Espinosa (Université de Paris 3)
Eliane Fijalkow (Université de Toulouse 2)
Jacques Fijalkow (Université de Toulouse 2)
Anne Godenir (Lire et Ecrire en Wallonie)
Manon Hébert (Université de Montréal)
Dominique Lafontaine (Université de Liège)
Lizanne Lafontaine (Université du Québec en Outaouais)
Anne Leclaire-Halté (IUFM de Lorraine)
Martine Leclerc (Université du Québec en Outaouais)
Véronique Leclercq (Université de Lille)
Luc Maisonneuve (IUFM de Bretagne)
Isabelle Montésinos-Gelet (Université de Montréal)
Chantal Ouellet (Université du Québec à Montréal)
Laurence Pasa (Université de Toulouse 2)
Sylvie Plane (IUFM de Paris – Université Paris-Sorbonne)
Serge Ragano (Université de Toulouse 2)
Glais Sales Cordeiro (Université de Genève)
Patricia Schillings (Université de Liège)
Sabine Vanhulle (Université de Genève)
Yves Reuter (Université de Lille)
Maria Sfyroera (Université Démocrite de Thrace)
Martine Vertalier (Université de Paris 3)