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parce que parce que parce

Il y a quelque chose de fragile dans la voix de ces « parce que » répétés.
Pas de question, juste des « parce que », telle une évidence.

Comme souvent avec Anne Herbauts, il n'y a pas de narration avec un début et une fin.
Non, il y a un chat qui se balade et traverse les pages jaunes, lumineuses, où se déploie la végétation. Un chat qui griffe ou ronronne. Comme cette soeur qu'on ne comprend pas toujours et dans la tête de laquelle poussent des  herbes folles. Une soeur différente, à la fois forte et fragile, grande et enfant, qui crie ou se tait.

Parce que parce que parce que. Comme une ritournelle.
En petits blocs isolés ou gros caractères, le texte poétique est ciselé et rythmé et nous fait ressentir ces sensations de l'enfance où tout peut parfois être à vif. À l'économie du texte font écho les illustrations qui débordent du cadre de la page, comme ce museau de chat.

Bien que cette soeur ne soit jamais représentée, le lecteur reste pourtant à ses côtés jusqu'à la dernière page.