Association belge pour la littératie - Section francophone

Caractères 59

Sommaire

Caracteres 59
Note de lecture

Soledad Ferreira et Geneviève Hauzeur

La compréhension en lecture fait l’objet, depuis maintenant plusieurs décennies, de recherches et d’élaborations d’outils didactiques qui permettent aux enseignants de réellement enseigner les démarches de compréhension plutôt que de se limiter à en évaluer la manifestation. Ces avancées, pour la plupart, ciblent en priorité le récit de fiction, sans doute considéré comme plus complexe, plus résistant que le texte à visée informative. Pourtant, tant dans la vie de tous les jours qu’en contexte scolaire, les textes à visée informative sont omniprésents mais loin d’être aussi accessibles qu’ils n’y paraissent à une compréhension immédiate. Les résultats des épreuves externes font d’ailleurs état d’un écart significatif entre les récits de fiction et les dossiers informatifs. Et pour cause, les textes informatifs se caractérisent notamment par la densité des informations, un lexique spécialisé, le renvoi à des connaissances antérieures non explicites ; les informations s’y trouvent dispersées entre segments textuels, schémas, légendes, illustrations, etc. ; autant d’éléments auxquels les élèves sont peu entrainés à faire face.

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Patricia Schillings et Marine André

Cet article illustre les difficultés que peuvent rencontrer des enseignants pour endosser une posture d’enseignement explicite, même lorsque des outils extrêmement détaillés et structurés leur sont proposés. L’analyse des modifications introduites dans un atelier de lecture visant l’enseignement de la démarche « réagir personnellement à un texte » fait apparaitre non seulement les résistances éprouvées par les enseignants face au principe de rendre eux-mêmes visible une démarche mais également le piège qui consiste à mettre à l’avant-plan la volonté de faire s’exprimer tous les élèves sur leur vécu ou sur le récit (le quoi), au détriment des échanges ciblés sur la manière de mettre en œuvre leurs démarches (le comment).

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Leïla Mebarki

Avec la collaboration de Soledad Ferreira et de Geneviève Hauzeur

Enseignante de français à l’Athénée Royal Uccle 1, Leïla Mebarki ne peut envisager une année scolaire sans mettre en place un projet de longue haleine. Elle retrace ici celui qu’elle a mené avec sa classe de 2e secondaire « complémentaire » (constituée d’élèves n’ayant pas obtenu leur CE1D) à l’AR Verwée à Schaerbeek (où elle a enseigné pendant 9 ans), autour du thème de la journée Portes ouvertes de l’école, « I love Belgium ».

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Geneviève Hauzeur

Comment Wang-Fô fut sauvé (Marguerite Yourcenar)

Au cours de français, l’entrée dans le secondaire implique notamment la lecture à domicile d’un certain nombre de romans. Ceux qui « aiment lire » s’acquittent sans doute facilement de leur tâche, mais restent sur leur faim quand leur implication se voit valorisée par la seule exécution d’un questionnaire de vérification ; pour les autres, ces lectures à domicile sont synonymes de corvée ou se réduisent à la recherche d’une fiche de lecture sur le net, quand elles ne sont pas tout simplement non réalisées, au grand dam des enseignants. Comment motiver les élèves à réellement s’engager dans la lecture de romans ? Comment exploiter leur lecture autrement que par le traditionnel questionnaire de vérification ? Comment les outiller pour en faire des lecteurs actifs et autonomes de récits de qualité ? Les cercles de lecture proposent des réponses très concrètes à ces questions, et ce quels que soient le niveau de maitrise des élèves, leurs attentes ou difficultés en lecture. Cet article expose les grands principes du dispositif et en propose une illustration via les traces de deux expérimentations menées dans des classes de 1re secondaire autour de la nouvelle de Marguerite Yourcenar, Comment Wang-Fô fut sauvé.

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Conférence introductive de la journée « Plan Lecture » organisée par la Fédération Wallonie-Bruxelles
La Marlagne, 30  avril 2019

Patricia Schillings, Graziella Deleuze, Soledad Ferreira, Marine André et Geneviève Hauzeur.

Je tiens tout d’abord à remercier le Service général des Lettres et du Livre, et plus particulièrement Laurent Moosen, de nous avoir confié la responsabilité d’introduire cette journée. Le soutien qu’il apporte à notre association marque la reconnaissance de la place que peut occuper une petite association telle que la nôtre dans le champ des acteurs de la lecture en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Pour aborder la problématique de l’engagement dans la lecture de 0 à 18 ans, je vous propose de commencer par le témoignage d’un lecteur adolescent adressé à son enseignant.

Le texte intégral de la présentation est disponible au format PDF.

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