Association belge pour la littératie - Section francophone

Les twittclasses à l'heure de la twictée …. la dictée 2.0

Samira Lkoutbi et Yves Khordoc, tous deux instituteurs primaires à Bruxelles, nous dévoilent leur expérience de la twictée en 5e et 6e primaire. Née de la réflexion de deux enseignants français ayant déjà expérimenté les impacts positifs qu'engendre l'utilisation de Twitter en classe, la twictée implique à ce jour plus de 600 classes francophones à travers divers pays. Le principe est simple : trois classes sont mises en correspondance. Dans chaque classe, les élèves produisent en petits groupes, via un processus qui n'est pas sans rappeler la dictée négociée, un texte écrit sous la dictée. À cette étape, la classe est dite « classe scribe ». Elle envoie ensuite les textes produits par les groupes d'élèves à une autre classe qui va pointer les erreurs et proposer des outils de correction. À cette étape, la classe est dite « classe miroir ». Les outils de correction sont alors renvoyés vers les groupes de la première classe qui procèdent à la correction. Il est ainsi possible de travailler avec des classes qui sont très éloignées géographiquement.

Pour les deux auteurs, il s'agit d'abord d'une aventure collaborative entre enseignants qui échangent, s'accordent au sujet d'un texte à dicter aux élèves. C'est aussi une aventure entre élèves qui, pour se corriger entre pairs, puisent dans leurs acquis orthographiques, se plongent dans leurs référentiels afin de se réapproprier ou même de découvrir les règles qui justifient les différentes graphies. Enfin, outre l'apport en termes de motivation à écrire sous la dictée et à s'engager dans la correction, participer à la twictée, c'est l'occasion de mener une réflexion avec les élèves sur les conditions d'utilisation des réseaux sociaux en classe et dans la vie de tous les jours.

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