Association belge pour la littératie - Section francophone

Vignette pédagogique : Enseigner à écrire avec le langage entier

Par Jacques Fijalkow et Eliane Fijalkow, EURED-CREFIT, Université de Toulouse-le Mirail
Dans le prolongement du texte publié dans le numéro précédent (Fijalkow et Fijalkow, 2010), nous nous proposons de compléter cette vignette sur l’entrée en lecture par une vignette consacrée à l’écriture.

Le cadre théorique visé demeure celui dit du «langage entier», notre objectif étant de présenter une illustration de l’enseignement de l’écriture selon cette conception pédagogique à travers la façon dont une enseignante (S) la met en œuvre dans sa classe.
Le fait de nous intéresser à une séquence d’écriture après une séquence de lecture répond d’abord au fait que les deux termes sont généralement associés l’un à l’autre, mais il répond aussi à une raison particulière. En effet, un des soubassements théoriques classiques - bien que rarement explicité - des pratiques traditionnelles est que l’écriture découle naturellement de la lecture. En d’autres termes, selon la conception implicite dans les pratiques dominantes, l’enseignement de la langue écrite consiste pour l’essentiel en un enseignement de la lecture. Dans cette perspective, l’écriture n’est qu’un sous-produit de la lecture : apprendre à lire, c’est apprendre à écrire. Enseigner l’écriture se borne alors à enseigner le tracé des lettres, leur graphisme. De fait, une rapide investigation dans les ouvrages concernant l’enseignement de la langue écrite montrerait d’abord que le nombre d’ouvrages consacrés à la lecture dépasse largement le nombre de ceux consacrés à l’écriture. Elle montrerait ensuite que la plupart de ces derniers sont centrés sur les aspects figuratifs de l’écriture et très peu sur ses aspects cognitifs. Enfin, parmi les ouvrages sur l’écriture, on trouverait sans doute principalement des ouvrages proches du langage entier, mais le plus souvent alors centrés sur ce que l’on pourrait appeler une « phase deux » de l’enseignement plutôt que sur les tout débuts de la scolarité obligatoire (voir, par exemple, Dion et Serpereau, 2002) qui nous intéressent ici. En vérité, on ne trouve guère de travaux consacrés à l’enseignement de l’écriture qui prennent en compte les aspects cognitifs au tout début de la scolarité.

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